Les cultures de Kochano Manz Beela sont désormais à l’abri des inondations

En 2015, l’équipe de MADERA en charge du NSP s’est rendue dans le village de Kochano Manz Beela, un village isolé de la Kounar, situé le long de la rivière Kounar. Le Conseil de Développement Communautaire (CDC) du village a fait part à l’équipe de MADERA des différents problèmes que les habitants rencontrent et en particulier du fait que le village est régulièrement touché par des inondations.

 

La Kounar est l’une des provinces les plus vulnérables aux catastrophes naturelles, en particulier aux inondations qui détruisent chaque année des centaines d’hectares. Dans cette région où les moyens de subsistance des habitants dépendent presque exclusivement de l’agriculture, la perte de tout ou d’une partie des récoltes a des conséquences dramatiques pour les familles. Pour faire face, elles sont souvent obligées de vendre du bétail ou encore emprunter de l’argent. Ces mécanismes pour surmonter les difficultés rencontrées les fragilisent davantage sur le long terme.

 

Le CDC a alors décidé la construction d’un mur de protection qui protégerait les récoltes des inondations. L’ingénieur de MADERA s’est rendu sur place pour évaluer la situation et dessiner les plans du mur. En janvier 2015, la construction du mur a démarré le long de la rivière et s’est achevée en septembre 2015. Le mur mesure 55 mètres de long, 1.50 de haut, et de 0.6 mètres (à son sommet) à 1.30 mètres (à sa base) de large.

 

Les habitants de Kochano Manz Beela (province de la Kounar) travaillent à la construction du mur. Dans le cadre du NSP, les habitants financent le projet à hauteur de 10% et le reste est financé par le MRRD.

Environ 250 familles habitent le village de Kochano Manz Beela, soit environ 1 000 personnes. Sur ces 1 000 personnes, les 800 qui vivent à l’année dans le village bénéficient directement de la construction de ce mur.

 

Durant l’été 2014, Haji Mohammad Hasham, un aîné du village a perdu deux jeribs (0.5 hectares) de culture de maïs et de riz à cause des inondations qui ont touchés la Kounar.

 

Il a logiquement soutenu l’idée de la construction d’un mur de protection. En effet, grâce à ce mur, il peut désormais replanter ses champs sans craindre de perdre à nouveau ses récoltes.

 

Le mur terminé protège les cultures sur sa droite de la rivière Kounar sur sa gauche