Projet Associatif

Mission d’Aide au Développement des Economies Rurales en Afghanistan (MADERA) est une association de droit français, créée en 1988. MADERA est une ONG de solidarité internationale, association française (loi 1901), reconnue d’intérêt général
Afghanistan

Vision

MADERA soutient la construction de la paix, œuvre au développement économique durable, lutte contre les inégalités et s’efforce d’accompagner la renaissance d'une société afghane démocratique fondée sur la justice, la tolérance et le respect des droits humains.

Mission

MADERA travaille en Afghanistan pour la réhabilitation et le développement des sociétés et économies rurales. MADERA met en œuvre des projets de développement avec les populations rurales pour répondre à leurs besoins et notamment ceux des plus pauvres.

Son action est tournée vers :

  • La préservation et le développement pérenne des moyens de subsistance.
  • La préservation et le développement pérenne des économies locales.
  • Un développement agricole et rural intégrant la diversité de leurs besoins (essentiels, sociaux, économiques ou de gouvernance) sur des territoires définis (villages, vallées).
  • Le renforcement des capacités des acteurs de la société civile afghane : il s’appuie sur le transfert de compétences, l’échange des meilleures pratiques et le renforcement de la résilience des populations en situation de crise/post-crise.

Valeurs

MADERA agit dans un respect de neutralité politique, d’impartialité - sans discrimination de sexe, de religion ou d’appartenance ethnique- et de respect de l’environnement. Elle met au service des populations ses compétences techniques, dans le respect d’une éthique humaniste.

MADERA soutient les initiatives communautaires ou de la société civile afghane permettant aux acteurs locaux de conduire et maîtriser le développement de leur territoire, dans une autonomie accrue. Son rôle est d’appuyer et d’accompagner les communautés et non de leur imposer un développement extérieur. Elle coordonne naturellement son action avec celle des pouvoirs publics et tout autre acteur de développement.

MADERA promeut une approche participative et entend mettre en œuvre avec d’autres partenaires une démarche de développement durable.

MADERA travaille à la pérennisation du développement des communautés en leur donnant les moyens de le mener seuls. Cela se traduit par un effort sur l’appropriation des projets, un renforcement des compétences techniques nécessaires à un fonctionnement autonome et un travail sur le désengagement de MADERA pour chaque projet.

Pour cela, MADERA s’engage à long terme auprès de communautés rurales données.

Nangarhar

Quelques définitions

Certains termes, très utilisés dans le domaine de l’Aide internationale peuvent être compris de différentes manières. Les définitions proposées précisent ce que ces termes signifient dans le cadre des actions de MADERA.

Démarche/Approche

Concernant un sujet donné (la participation des communautés, par exemple), l’approche se réfère au concept, à la théorie alors que la démarche se situe plus sur le niveau opérationnel, méthodologique.

Dans le cas de notre exemple, l’approche participative désigne et témoigne de notre volonté de faire participer les communautés. La démarche participative présentera la méthodologie et les actions entreprises pour faire participer ces communautés.

Approche Communautaire

Une démarche d’une agence (gouvernement, ONG, etc.) proposant un projet de développement, qui met en œuvre un ensemble d’attitudes et de techniques pour inciter une communauté donnée à s’approprier son développement.

Approche filières

Une approche filières vise à prendre en compte l’environnement d’un même produit (agricole, d’élevage ou autre), tout au long de ses étapes de vie, de la production à la commercialisation, en passant par la transformation et la valorisation. Une filière mobilise des acteurs économiques dont les actions impactent la structure de la société dans laquelle ils évoluent.

Renforcement des capacités locales

Le renforcement des capacités locales vise à améliorer un partenaire au niveau des compétences individuelles, du fonctionnement organisationnel et des composantes de son environnement.

Les outils d’appui à ce renforcement peuvent être la formation (initiale ou professionnelle), le transfert de compétences, l’implication participative, le partage de connaissances, l’échange de pratiques et d’expériences,

Développement intégré participatif

Le développement pourrait se définir comme le mouvement permanent selon lequel une population – liée à un territoire et partageant une culture commune – conduit un Projet collectif visant le mieux-être de « tout l’homme et de tous les hommes ».

Ce Projet peut être conforté (ou non…) par les projets, dits « projets de développement », le plus souvent sectoriels et d’origine exogène.

La conduite de son Projet par une population locale suppose que le développement soit intégré, c’est-à-dire abordant de manière interactive tous les aspects de la vie collective (infrastructures, éducation, culture, santé, production, etc), même s’il convient à tel ou tel stade d’émettre ensemble des priorités d’action.

De ce fait, le développement intégré ne peut être que participatif, les acteurs extérieurs respectant et facilitant l’expression et la décision des acteurs locaux, et les aidant aussi dans le nécessaire suivi-évaluation des étapes successives de réalisation du Projet collectif.

Développement pérenne

Un développement pérenne est un développement qui implique, dans toutes ses phases – de l’évaluation des besoins à sa préparation, de sa mise en œuvre à son évolution-, la notion de durabilité.

Pour ce faire, il :

  • s’appuie sur des besoins, actuels et/ou futurs ;
  • s’inscrit dans une économie de moyens visant à ne pas surexploiter les ressources quelles qu’elles soient (humaines, financières, environnementales…) ;
  • permet le renouvellement des ressources utilisées ;
  • anticipe son impact ;
  • s’appuie sur l’autonomie du système développé (économique, humain, environnemental, financier…) ;
  • vise à transmettre aux générations futures un « environnement » (au sens large : humain, social, environnemental, économique) au mieux enrichi, a minima préservé.

« Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Rapport Brundtland

Agroécologie

L’agroécologie, alternative pour une agriculture durable, s’inscrit dans le registre de l’écologie, qui s’intéresse aux interactions et à leurs conséquences entre l’Homme et son milieu, en tentant de minimiser les effets négatifs de certaines activités humaines. Elle vise la préservation de l’environnement, le renouvellement durable des ressources naturelles nécessaires à la production (eau, sol, biodiversité…) et l’économie d’utilisation des ressources non renouvelables. En réduisant l’utilisation des produits chimiques jusqu’à s’en passer, elle tend vers l’agriculture biologique et contribue à améliorer la santé des agriculteurs et des consommateurs.

Les pratiques agroécologiques combinent ainsi des réponses d’ordre technique permettant de concilier productivité, faible pression sur l’environnement et gestion durable des ressources naturelles. Tout est ici question d’équilibre entre l’homme, ses activités agricoles et la nature.

L’agroécologie est une agriculture durable, respectueuse de l’environnement, économiquement performante, porteuse d’un développement humain attaché en particulier à la sécurité alimentaire et à la santé des populations.

L’agroécologie est une réponse efficace pour concilier, sécurité alimentaire, préservation des agro-systèmes et développement économique et social.